dimanche 13 décembre 2009

La dégustation du mois de décembre chez Agnès et Philippe

Avant les fêtes et malgré un agenda bien chargé pour nombre d'éminents membres de notre confrérie, nous nous sommes réunis chez Agnès et Philippe pour cette dernière dégustation de l'année.
Lors de cette soirée nous avons pu nous rendre compte que nous sortons de plus en plus des sentiers battus quant aux différents nectars que nous avons l'occasion de déguster.
Ainsi, pour ce soir Agnès nous a a fait redécouvrir un blend de 12 ans mis en bouteille par un belge dont je vous ai déjà parlé précédemment (cf CR de mars 2008) à savoir Michel Couvreur qui nous a permis de nous délecter C'est un assemblage de purs malts distillés en Ecosse et élevés en fûts de vin de Xérès respectant la tradition du fresh first filling, réduit à 43% d'alcool avec l'eau du Loch Katrine. C'est un alcool jeune aux parfums encore riche d'amande propre à l'orge. Il possède la saveur des fruits secs et une élégante fraîcheur herbacée, les fûts de vins de Xérès lui ayant conféré leurs célèbres saveurs épicées et chaudes. A consommer glacé. Non filtré il a dans le verre un aspect troublé. La première impression est très forte en bouche pour un titrage de 43% seulement.
Bien entendu cette première bouteille fort appréciée fut accompagnée de succulente petite préparation d'Agnès dont un tarama de toute beauté

La parfaite adéquation des mets et du breuvage fit s'animer fortement les conversations qui se calmèrent à l'arrivée de la seconde bouteille.



Cette fois nous avons pris le bateau pour aller chercher un "islay" peu connu. Un FINLAGGAN old reserve 40° au gout tourbé avec une pointe de fruit mais également d'épices douces exotiques. Ce whisky en provenance d'une des 8 distilleries de l'île. Etes-vous capable de découvrir laquelle?

Et oui cela est un secret bien gardé pour vous en persuadé voici quelques infos glanées par çi, par là.
ainsi :
1) Finlaggan Old Reserve provient d'une seule et même distillerie. C'est un produit complètement cohérent. La seule chose qui peut changer d'une bouteille à l'autre est la date de distillation d'une année à l'autre, ainsi que le palais de ceux qui le goûtent.
2) Parce que les stocks de malt d'Islay sont difficile à acquérir, et afin de protéger la source, le distillateur est dans l'incapacité de produire autre chose que du Finlaggan agé de 15 ans.
3) La codification sur la bouteille représente un hareng rouge complet - le L ne désigne pas une distillerie et les chiffres servent uniquement à distinguer les différents lots.


En tout état de cause aucune indication sur la distillerie. Bonne chasse pour ceux qui chercheront et pourront fournir une réponse à la prochaine réunion.

Au niveau dégustation nous avons eu :
Un nez très agréablement fumé et tourbé, assez floral, avec des relents d'agrumes sur fond de malt, de la tourbe et de la fumée le tout donnant une belle impression de complexité. La bouche s'est montrée assez en retrait par rapport aux promesses du nez, et la fumée prend le dessus sur les autres composantes
La finale est assez longue et intéressante, elle aussi dominée par la fumée. La finale est assez longue et marquée également par le tourbe et des effluves lointaines de café au lait.

Le tout toujours accompagné de délicieuses préparations d'Agnès.

Je ne peux terminé cette fois sur une simple finale devenue habituelle, car notre soirée nous a également permis
de féliciter la place de major de Francis, à l'issue de ses études, et, de fêter l'anniversaire de Philippe. Donc pour terminer la soirée nous avons eu droit à un superbe gâteau au chocolat arrosé, une fois n'est pas coutume de champagne...

Merci à nos hôtes, passez toutes et tous de joyeuses fêtes et ,...... à l'année prochaine.

dimanche 15 novembre 2009

La dégustation du mois de novembre ches Didier

C'est Didier qui nous faisait l'honneur de nous recevoir samedi soir. Et qui plus est, c'est en milieu hostile que nous étions conviés (dixit Didier). Nous nous attendions donc à tout en matière de "titillement" des papilles et bien entendu, tant au niveau des flacons dégustés que des différents accompagnements solides, ce fut un feu d'artifice des saveurs.

Nous avons commencés la soirée avec un Middleton 2004 very rare. Élaboré chaque année depuis 1984, ce blend contient un fort pourcentage de pure pot still provenant des 100 meilleurs fûts de la distillerie proche de Cork.
L'étiquette mentionne l'année à savoir 2004.
Une superbe couleur vieil or soutenu à legers reflets cuivrés avec un nez ample et complexe marqué par les agrumes, les épices et les céréales. Très rond en bouche, il confirme la palette aromatique du nez.
Nous avons également innové en accompagnant notre dégustation d'un thé très léger du meilleur effet.

Ce superbe blend fut également accompagné de succulents petits boudins blancs macérés accompagnés de trois fromages (mimolette, gruyère et goudha) parfaitement en harmonie.

La cervelle des canuts dans laquelle furent trempés les radis et carottes fut dans la parfaite lignée gustative de la soirée qui continua sur notre second flacon, en l'occurrence un the Balvenie Founder's reserve de 10 ans d'age.



De plus en plus à la mode la bouteille faisait partie d'un coffret comprenant un thé chinois en provenance de la maison des Trois Thés.





The Balvenie 10 ans Founders/ Gan Xiang : Gan Xiang dévoile un nez superbe, élégant, aérien, envoûtant et profond. La bouche tannique est extrêmement élancée. Il possède une longue trame serrée avec un déploiement aromatique sur la fin de bouche. Une colonne vertébrale marquée par les agrumes (pamplemousse, citron) qui se prolonge sur un beau végétal et des notes de châtaigne. Thé longiligne. Le fond de tasse se révèle très floral et marqué par les agrumes. Les notes de cire du Balvenie 10 ans s'ouvrent sur les fruits jaunes compôtés et le cuir. La bouche est légère et sa finale sucrée (fruits macérés), notes de châtaigne. Un mariage tumultueux avec des moments d'intense harmonie (The Balvenie sur l'orange, le Gan Xiang le citron) et des chocs gustatifs. Le Balvenie évolue en surface tandis que le Gan Xiang le fait en profondeur. L'onctuosité du whisky est soutenue par les tannins et les agrumes du thé. Le thé transperce littéralement le whisky par sa trame tannique affirmée. Il redonne de la puissance au Balvenie 10 ans et le rend plus capiteux.

Le Balvenie 10 ans a la particularité d'être vieilli à 90 % en fût de chêne américain et le restant en fût de Xérès. Cela lui procure une finale voluptueuse, que je qualifierai d'enveloppante et vanillée, Didier a parlé également de pain grillé. Relativement jeune, il a une attaque un peu agressive, explosive même, mais le final est très intéressant.
Pour la petite histoire, la distillerie de Balvenie s'est établie en 1892 à Dufftown (Banffshire), en activité, appartient à William Grant Ltd, compagnie familiale et indépendante, son eau de source se nomme Conval Hill, possède 9 alambics : 4 wash stills, 5 spirit stills

Tout cela accompagné de confiture d'olives des plus surprenante et de petites verrines saumon - crème fraîche - champigon ou encore jambon cru - figue - coeur d'artichaut

Merci encore à Didier qui nous a enchanté au niveau des saveurs qu'il sait particulièrement bien mettre en exergue.
Au mois prochain chez Agnes et Philippe avec un dessert annoncé comme surprenant par Didier!!!

dimanche 4 octobre 2009

La 5ème saison a commencé

La cinquième saison de notre confrérie à débuter le 03 octobre dernier chez nos hôtes du soir Marie - Alzée et Francis.
Cette cinquième saison voit de nouveaux arrivants dans notre groupe avec l'intronisation d'Agnes et Robert qui se sont parfaitement tenus pour ce premier exercice.

Les néos-Levalloisiens, Marielle et Bruno nous ont fait le plaisir de nous rejoindre pour cette première de la saison et apparemment devrait assez souvent faire partie de nos agapes. Il a même été programmé une délocalisation sur Levallois....

Seul raté, notre connexion avec Fanny et Jérôme depuis Djakarta qui n'a pu se réaliser. C'est partie remise et gageons qu'ils se régaleront d'avoir de nos nouvelles via le Blog de l'IMEF entre autre.

Mais revenons à notre soirée et aux délicats nectars que nous avait réservé Francis. Notre premier flacon se trouva être un Glenfarclas 12 ans d'âge.

Single malt provenant de l'une des dernières distilleries familiales d'Ecosse. Version vieillie en fût de sherry faisant preuve d'onctuosité et d'équilibre.

L'histoire de Glenfarclas est l'histoire d'une famille, les Grant, depuis 1865.

Glenfarclas ou la vallée de l'herbe verte est blottie au pied du Ben Rinnes.

Glenfarclas distille deux fois. On ne récupère que la part d'alcool la plus légère et la meilleur.

Une fois le nouvel alcool collecté, un tiers est versé dans des barriques de chêne, deux tiers dans les meilleurs barriques de Xerès espagnols.

Glenfarclas est malgré son bouchon vissé cendu en tube de couleur un peu kitch qui peut faire penser à un alcool bon marché un véritable incontournable whisky de la région Speyside. Quand on y fait bien attention, on découvre des notes de tourbe dans un bon whisky bien équilibré, ayant été élevé dans des fûts de sherry.


A la dégustation nous avons :


Robe: Eclatante, or ambré à reflets verdâtres.

Nez: Ample est frais et magnifiquement léger, fruit du sherry mélangé avec des notes sucrées, épicées et des notes de chêne.

Bouche: Corsé, avec du fruit confit, du chêne, et une pointe de tourbe.

La finale est longue et savoureuse, sur des notes épicées de réglisse et de céréale grillée et persistantes.


Le tout accompagnée de petits amuse

s-gueule du meilleurs effet préparés par la maîtresse de maison.


Le second flacon a bein failli ne pas arriver à bon port, c'est le cas de le dire puisque directement rapporté cet été par Francis dans le cadre de la superbe mais quelsque peu agitée traversée de la mer d'Irlande et du cabotage le long de ses côtes qui ont laissés un souvenir impérissable à Marie-Alzée qui ne rêve plus que des mers chaudes du sud....

Le principal était pour notre joyeuse troupe sur le guéridon, à savoir une bouteille de Knappogue Castle Vintage 1995 qui est un whiskey irlandais "single malt" unique. Il fait partie des rares single malts produits en Irlande aujourd'hui.



Issu d’un assemblage de quelques fûts de single malt Busmills, ce whisky de négoce oscille entre l’orge maltée et les fruits rouges.

Dans les années 60, Mark Edwin Andrews, l'ancien propriétaire du château, a commencé à acheter des fûts sélectionnés des meilleures distilleries d'Irlande. Après un certain temps de maturation, il mettait en bouteille ces whiskeys pour les vendre sous le nom de Knappogue Castle. Aujourd'hui, la famille Andrews continue cette tradition avec des whiskeys single malts sélectionnés et en quantités limitées. Il est filtré à froid et sans additifs de couleur.

Knappogue Castle est distillé dans des alambics traditionnels en cuivre (pot stills) puis vieilli dans des fûts de bourbon pour élargir la palette arômatique.
La distillation de Knappogue Castle est effectuée en une seule fois et seuls quelques fûts sont remplis.

A la différence d'un single malt écossais, aucune tourbe n'est utilisée pour Knappogue Castle, offrant ainsi un authentique whiskey de caractère. Aucune coloration artificielle n'est ajoutée. C'est pour cette raison que la couleur de Knappogue Castle est claire et dorée, soulignant sa beauté naturelle.


A la dégustation nous avons :


Couleur : Couleur jaune très pâle, très limpide.

Nez : Nez herbacé, assez puissant, avec des traces d'agrumes.

Bouche : Assez doux à l'attaque, il développe rapidement un net caractère malté, puis les tanins du bois montent en puissance, tandis qu'on retrouve en arrière-plan les notes de citron et un caractère doux-amer d'une rare complexité.

Finale : La finale, d'une puissance moyenne, révèle des arômes de vanille et de noix de coco pas trop marqués compte tenu de l'âge.

Un malt harmonieux, très sophistiqué et d'une richesse aromatique rare pour un whiskey irlandais, tout en étant d'un caractère bien affirmé.


C'est bien évidemment dans une excellente ambiance de rentrée que notre dégustation s'est déroulée. Nous nous retrouverons le 14 du mois prochain chez Didier.




vendredi 22 mai 2009

Dégustation du 15 mai 2009

C’est chez nos amis néo-belges, que nos dernières agapes se sont déroulées pour une fois n’est pas coutume un vendredi soir (les week-ends de mai sont généralement très prisés…). Aussi pour attendre les retardataires de plus en plus nombreux en provenance de Paris, nos hôtes n’ont pu s’empêcher de faire patienter une partie de l’assemblée avec le désormais traditionnel zizi-coincoin.

Une fois le quorum atteint, Damien a commencé à servir le premier flacon en provenance de chez notre pourvoyeur rennais (Whisky & rhum). Il s’agit à nouveau d’une première avec un whisky gaélique répondant au doux nom de Te Bheag.

Pour la petite histoire, cette dernière débute en 1988.

Toute L'Ecosse est occupée par les Rosbeefs...Toute ? Non ! Un archipel peuplé d'irréductibles celtes résiste toujours et encore à l'envahisseur... Cela vous rappelle quelque chose ? Assurément et c'est non sans une certaine émotion que je sirote mon Te Bheag, whisky gaélique au nom étrange. Il signifie « petite dame » et Te Bheag se prononce « TchéVek ».

Il s'agit donc d'un petit bijou en provenance du nord-ouest de l'Ecosse, dans l'archipel des Hébrides (Western Isles), îles battues par les vents et peuplées de près de 50 000 habitants exclusivement « gaelic speakers ». Nous vous ferons grâce d'une traduction laborieuse de l'étiquette de la bouteille écrite dans la langue de Rob Roy...

Mais revenons à notre dégustation, le Te Bheag est un blend, sans âge, mais composé d'une très forte proportion de malt. Il n'est pas filtré à froid, c'est là que le Te Bheag se révèle spécial, particulier, voire unique... Je m'explique : tout whisky, à sa sortie du vieillissement en fût charrie un dépôt de matière en suspension plus ou moins consistant. Avant toute mise en bouteille le précieux liquide est donc « chilfiltererd » c'est-à-dire refroidi pour faire précipiter le dépôt afin qu'il soit mieux filtré. Présentement, le procédé a été avorté et permet ainsi au whisky de conserver un élément constitutif supplémentaire de son goût.

A la dégustation nous avons :

Nez : Nez floral (bruyère) et légèrement tourbé.

Bouche : En bouche, iodé et floral à nouveau, avec des notes de xérès.

Finale : Beaucoup d'élégance pour un blend bien marqué par les malts entrant dans son assemblage.

Bien évidemment Ariane avait mis les petits plats dans les grands et, aidé de la maman de Damien , nous avait concocté de sublimes petites préparations pour accompagner notre première dégustation.

Le second flacon proposé nous fait traverser la mer d’Irlande pour aller déguster un nouveau blend irlandais haut de gamme à fort pourcentage de malt (80%) provenant de l’assemblage de whiskeys âgés en moyenne de 8 à 10 ans. Vieilli majoritairement en fûts de chêne européen ayant précédemment contenu du Xérès Oloroso (Oloroso Sherry butts).

Le coeur de la gamme BUSHMILLS, emblématique du savoir faire de la distillerie dans l’élaboration, l’assemblage et l’élevage de grands whiskeys irlandais. Ainsi le Black Bush est un blend délicieux, d’une richesse et d’une élégance rares. Le corps et l’onctuosité d’un malt avec cette vivacité supplémentaire apportée par une touche de vieux whiskey de grain.


A la dégustation nous avons :

Couleur : or soutenu à légers reflets cuivrés.

Nez : frais et plein, très parfumé boisé (chêne, vanille) et fruité (fruits rouges, fruits secs, Sherry), à l’aération, notes de caramel et de praliné, voire des notes de torréfaction (café).

Bouche : onctueuse et pleine, elle est très savoureuse et gourmande avec des notes grasses de beurre et de caramel, des notes fruitées de raisins secs et de citron confit. Elle évolue sur l'orge maltée et la rose (loukoum).

Finale : longue et sèche, sur les épices.

En bref encore, et oui, une excellente soirée ou nous nous sommes tous régalés les papilles et sommes rentrés heureux d'avoir pu échanger entre amis.

Au mois prochain chez Marie-Alzée et Francis.

Fred

dimanche 1 mars 2009

Dégustation du 18 février 2009

Que d'innovation pour cette nouvelle dégustation!!!!!

Tout d'abord, au niveau du lieu de nos retrouvailles, ce fut une première pour nos hôtes Laurence et Xavier, recrues de l'année pour notre confrérie. No stress et accueil décontracté en parfaite harmonie avec l'état d'esprit IMEF. Et oui même en toute décontraction une première est une première....

Notre groupe, réduit du fait de l'absence de Didier, confortablement installé fut l'objet de moult attentions durant toute la soirée qui fut pleine de surprises et ce à plus d'un titre.

Tout d'abord, commençons par notre premier flacon qui sort totalement des sentiers battus avec un whisky bio, oui, oui, une société ayant sont QG aux États-Unis (Maison Jomere Ltd) met sur le marché un whisky blend mélangeant 3 malt "bio" à 95% en les faisant vieillir 4 ans. Cela donne un produit plein de parfums et saveurs au nez faisant simplement regretter sa courte présence en bouche du fait de sa jeunesse.


Nonobstant, ce caractère normal pour un 4 ans d'âge, les effluves exhalées d'agrumes et de vanille accompagnées de ce petit trait spécial aux blend nous ont ravies.
Et ce, d'autant plus qu'il fut accopagné de réalisations culinaires "maison" du plus bel effet.


A noter que nous n'avons pas trouvé de côté bio véritablement marqué pour ce breuvage qui est certifié et a reçu les honneurs d'une médaille d'argent et 3 étoiles dans le journal des spiritueux "Spirit Journal" en 2008.





La seconde dégustation fut à nouveau une belle surprise qui a fait plaisir à Damien puisque nous avons eu le droit de découvrir le produit d'un embouteilleur indépendant sortant de l'ordinaire dans le sens ou nous avons eu à faire à Michel Couvreur, belge de son état (non non il ne donne pas dans le zizi coin coin), et qui a commencé à l'origine par le métier de producteur-négociant en vin de Bourgogne. Après un détour en Ecosse ou il s'intéresse bien évidemment à la fabrication du whiky, il se spécialise dans des whisky insolites, produits selon des méthodes artisanales, il se singularise en ne précisant jamais sur ses étiquettes la distillerie d'ou provient le précieux breuvage.


Le flacon proposé est celui concernant
l'Overaged Malt Whisky 43° qui est un assemblage de whiskies vieillis plus de 12 ans en fût de chêne, d'une teinte beige ambrée. Exhalant des parfums de fleurs séchées/tabac blond, vin de Xérès, amande grasse. Il est non filtré.Fruité, puissant, il est long en bouche.
A noter ce petit goût de fine-champagne qui fait penser également à une possible dégustation e
n digestif.

A noter l'étiquettage de la bouteille faisant un rappel sur la caligraphie des étiquettes de vins de Bourgogne

Les femmes de notre congrégation ont donc pu se délecter de ces nectars du fait de la quasi absence de gôut tourbé. Peut-ête même un peu trop pour certaines puisque Anne voulait passer par Caen pour aller de Rennes à Bourges et que, désolé, la censure est passé par là... M., pourtant du sud-ouest n'a pas su reconnaître le fois gras de ses contrées... Bravo !!!!!! M. et bravo à Laurence.

Ce fut donc une première
parfaitement réussie pour nos hôtes qui nous ont proposé deux produits sortant des sentiers battus.

Je vous donne rendez-vous fin mars chez Didier. Préparez vos papilles.......














dimanche 25 janvier 2009

Non, non, il ne s'agit pas d'une nouvelle saison sachant que la saison IMEF suit le calendrier scolaire, mais simplement la première réunion de l'année 2009.
Nos hôtes du jour, en les personnes de Agnès et Philippe, nous ont, comme d'habitude, réservé un parfait accueil.
La joyeuse troupe, amoindrie du forfait de Mariealzée et Francis pour raison d'autres agapes, n'a rien p
erdu de sa bonne humeur en ce début d'année et c'est dans une excellente ambiance que nous avons pu débuter notre dégustation.

Dégotée chez Whisky & Cie par Agnès nous avons débuté par ARRAN 10 ans d'âge présenté comme un breuvage relativement doux, cependant la lecture de l'étiquette fait apparaître un titrage en alcool de 46° laissant présager une attaque franche. Ce breuvage de la région des Islands à un nez très agréable avec des notes de levures et de pâtes et des effluves de cidre et de citron avec des réminiscence de champagne.
Un single malt qui fera date dans l'histoire de cette jeune distillerie. Non filtré à froid, il résulte de l'assemblage de 60% de fûts de bourbon et 40% de fûts de sherry.

C'est agrémenté d'excellentes petites préparations réalisées par Agnes que ce whisky a particulièrement été apprécié par l'ensemble des dégustateurs et en particulier par nos épouses étant donné sa "relative" douceur.

La dégustation a fait apparaître les points suivants

Couleur : or soutenu à reflets verts.

Nez : frais et élégant, il est marqué par les fruits à chaire blanche (poire) et la vanille sur fond de subtiles notes de noix de coco.

Bouche : huileuse. Attaque franche et précise. Notes de poire au sirop. Elle évolue sur les fruits mûrs (mirabelle), les fruits secs (noisette, raisin) et le chêne.

Finale : les agrumes dominent (orange, citron). Herbacée (foin coupé), elle se prolonge sur les fruits (pêche blanche, nèfle).
En bref les prduits ARRAN qui offre une gamme de quatre liqueurs qui mérite que l'on y revienne à l'avenir.

Le second flacon nous fait partir sur l'île d'Islay pour découvrir une toute jeune distillerie inaugurée en 2005 KILCHOMANN. En effet le premier tonneau de whisky a été rempli en 2005 et mis en bouteille en 2008 sachant qu e l'âge minimum légal pour avoir l'appellation whisky est de 3 ans.


Ainsi nous avons ouvert le second flacon qui propose un whisky de 2 ans qui titre, tenez vous bien 61,7°

En ajoutant un soupçon d’eau, nous avons éprouvé la sensation de pénétrer dans un kiln (four) avec en prime la poussière en suspension. De cette chaleur émane une impression de maturité inhabituelle pour un whisky de deux ans. Une expérience enrichissante....

Nez : onctueux, puissant. La tourbe, la fumée et des notes d’agave précèdent des arômes d’eaux-de-vie, de fruits blancs (prune, mirabelle). Plein de fougue, ce jeune distillat est également salé et terreux (racine de ginseng).

Bouche : sucrée/salée, sa texture est huileuse. La tourbe et la réglisse enrobent le palais. Végétale, elle évolue sur les épices (poivre, girofle). Le sel et les embruns viennent en point d’orgue.

Finale : longue, riche. Le chocolat à la menthe précède les épices et les piments. Très iodée et salée, elle évoque également des endives braisées ou des fonds d’artichaut. Elle se prolonge sur des notes cendrées.

Vraiment une très belle dégustation de produits remarquables et accompagnée de non moins délicieux mets.

Merci encore à nos hôtes et au mois prochain chez Laurence et Xavier